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SORROM BORROM
Lo saunei deu Gave (le rêve du Gave)
(Work in progress)
Music

Created by :joan francés tisner



http://joanfrancestisner.com
Date of creation :01/10/2009
Description

" Sorrom Borrom "
sur des extraits du poème au Gave de Pau de Sèrgi Javaloyès.
Une épopée hydrographique des douze sources du Gave de Pau à Gavarnie jusqu'aux gaves mêlés, engloutis dans l'Adour.

Titre : " Sorrom Borrom " lo saunei deu Gave
Auteur et compositeur :
Compositeur Joan Francés Tisnèr
Sur une épopée de : Sèrgi Javaloyès

Metteur en scène, directeur musical :
Joan Francés Tisnèr
équipe artistique :
Récitant
Electro
Creation plastique
Guide
Composition, chant : Joan Francés Tisnèr
Diffusions, paysages sonores, mise en son, mise en lumière

Avec les hôtes-invités au fil du gave : chanteurs et connaisseurs du gave de l’endroit qui
accueille.

Argument du texte :
« L’oeuvre est une épopée au premier sens du terme : l’histoire et les histoires d’un héros
comme les sept travaux d’Hercule. L’odysée d’Homère ou la Légende des siècles de Victor
Hugo.
Ce héros est le Gave de Pau. Le Gave qui naît à Gavarnie, ses mères sont les douze sources
du ‘Gran Romàs’ (grande paroi), les pères sont les sommets du grand cirque de Gavarnie :
lorsqu’il naît il ne sait pas encore qu’il est amoureux de l’Océan qui l’appelle sans repos et
qu'il ne pourra rejoindre.
Il en prendra petit à petit conscience et finalement obligé d’accepter de mêler son eau à
celle de l’Adour pour pouvoir aller jusqu’au bout qui est étrangement la dissolution même : il faut mourir pour renaître dans ce qui est universel. Ce que personne ne peut maîtriser, le temps (le courant) et l’espace, la terre traversée qui l’ignore trop souvent.
Qui connaît le Gave maintenant ?
C’est aussi la métaphore de l’obligation de s’unir pour atteindre un but : la reconnaissance
de l'identité occitane.
Le poème s’attaque à tout : l’Histoire avec un grand H et l’Histoire des contrées traversées,
les histoires des humbles, des petits, des oubliés : mon histoire aussi.
C’est enfin l’éternel voyage de la vie, puisque le Gave naît en février, …. A la fin de l ‘été et
rejoint l’Adour au 31 décembre, premier de l’an et tout recommence… » Sèrgi Javaloyès.

Descriptif du concert :
La création sera réalisée en 2009.
Ces lignes ont valeur indicative et Joan Francés Tisnèr se réserve le droit de modifier son projet.
• Promenade le long du gave avec des chansons et des paroles sur le gave – avec des
chanteurs et des personnes mémoires de chaque endroit
• Exposition des photographies collectées.
• Spectacle avec des textes du poème, musique et chants de composition ou de la tradition de l’eau, diffusion de matières sonores et de mémoires collectées, danses des lieux évoqués ou transposées aux moments qui correspondent au gave et à l’ambiance. La mise en son se fera en multi diffusion.
Joan Francés Tisnèr
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Pour en savoir plus sur Joan Francés Tisnèr.
Printemps 2008 : parution du nouvel ouvrage de Frank TENAILLE
Plus d'informations: mymondomix.com/franktenaille Si vous désirez commander cet ouvrage, veuillez vous adresser au Chantier (prix TTC: 27,50€ + frais de port) http://www.le-chantier.com
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Musiques et chants en Occitanie, création et tradition
Un des trente portraits est consacré à Joan Francés Tisnèr dans ce nouvel ouvrage de Frank
Tenaille
Extrait : LA MANUFACTURE ONIRIQUE DE JOAN FRANCES TISNER
"Musiques et chants en Occitanie, création et tradition en pays d'Oc" (éditions du Layeur/
Le Chantier) « Lorsqu'il chante, il nous adresse ce que nous offre encore la forêt d'Arros de Nai : les hêtres immenses perçant l'air fébrile du crépuscule, ces couleurs diaphanes qui apaisent et pourtant annoncent le chant d'un ocre océan de feuillages » Emmanuel Plasserat, Lettre d'Aquitaine, décembre 2003.
Né dans une famille occitanophone de Salies-de-Béarn, il a découvert la musique à l'église.
Adolescent, il s'est forgé un bagage musical en écoutant d'abondance Pink Floyd, Deep Purple, les Doors ou Jethro Trull. Façon de dire qu'il n'en pinçait guère pour la production hexagonale : « j'avais horreur de la chanson française qu'écoutait ma mère ! ». Pas plus qu'il n'était séduit par « la Nouvelle chanson occitane » des années 70 : « La guitare - voix, je trouvais ça pauvre ! ». Il s'est néanmoins inscrit au lycée d'Orthez en cours d'occitan. Et lorsqu'il termine ses études à l'Ecole normale, il sacrifie à la vogue du protest-song en composant « dans le style : mon pays va mal, mon pays va mourir, réveillons nous mes frères ! » (lui dixit). Nommé instituteur, il démissionne au bout d'un an, devient homme de
ménage, travaille le solfège en solitaire, avant de s'inscrire à la section musicologie de la
Faculté de lettres de Pau en 1976.
Ainsi, trois ans durant, va-t' il étudier l'harmonie, la composition, la direction de choeur,
l'électro-acoustique, mais aussi découvrir de nouveaux univers sonores comme ceux des
musiques traditionnelles d'Europe. De même, après avoir assisté à un concert dirigé par
Pierre Boulez, en l'occurrence « Le Sacre du printemps », se met t'il à l'accordéon quand
jusque-là il exécrait l'instrument.
De fait, Joan Francés Tisnèr se cherche. Il n'est pas le seul. Alain Cadeillan, membre de
Perlimpinpin Folc, ne lui a-t'il pas lancé, péremptoire : « c'est con de faire du folk, on a
autre chose à faire ! ». Cette autre chose, il va le tester à travers divers groupes. Ce sera,
avec les frères Baudouin, « Canicula, le groupe qui vous fera suer ! ». Une formation qui en
réfère aux cultures landaises et béarnaises magnifiées par un Félix Arnaudin. Ce sera
Landeridà, groupe de danse gascon. Ce sera Subèr Albèrt, « formation folk-rock-improhumour
». Enfin, une décennie passée, ce sera Verd e Blu lorsque la tradition devient «prétexte
» à arrangements, et fi des étiquettes de l'heure entre « musique folk évolutive » et «
musique traditionnelle de demain ». Le groupe adoptant comme sources d'inspiration
sauts et polyphonies du Béarn, branles ossalois, rondeaux des Landes voire élargissant ses
emprunts à d'autres cultures des Pyrénées, Joan Francés Tisnèr devenant par exemple
directeur musical d'Eths Corbilhuèrs, le célèbre groupe de chanteurs du Val d'Aran.
À partir de 1994, avec Les Manufactures verbales, un nouveau champ d'investissement
s'ouvre avec lui. Quid de cette formation pratiquant le ping-pong vocal ? « Les
Manufactures Verbales sont une entreprise artisanale de construction à la voix entièrement
modelée d'un bout à l'autre. Cette entreprise emploie aujourd'hui six ouvriers-chanteurs,
spécialisés dans toutes les techniques : classique, baroque, contemporaine, traditionnelle,
improvisée. Les matières premières sont la voix et les mots. Après un temps de repos, où
elles mûrissent lentement pour atteindre un seuil précis de décomposition, ces matières
premières sont filtrées puis transformées en un processus compliqué qui mêle des
techniques d'assemblage, d'évaporation, de concentration et de polissage pour arriver
enfin à ce produit inconnu, aléatoire, fugace et génial qui fait le renom de l'entreprise ». La
première réunion du groupe, « selon des confidences autorisées », s'étant tenu chez Félix
Arnaudin lequel avait convié pour l'occasion John Cage, Jacques Prévert, Claudio
Montevederdi et Wolfgang Amadeus Mozart !...
A partir de cette époque l'imagination de Joan-Francès Tisnèr s'investit également dans
des projets plus personnels. En 1995, un premier disque solo, « Camelicà », avec la
complicité de Christian Vieussens aux flûtes et Michel Etxekopar à la xirula, fait dans
l'ineffable. Les souffles de la voix et des flûtes suggérant une quête animiste à propos de
laquelle le musicien-compositeur Frédéric Pouget écrira : « Joan-Francès Tisnèr, béarnais,
par ours pour un sou. Toujours occitan, jamais énervant. Il nous fait parvenir des bouffées
d'air, tantôt purs, chargés d'iode, tantôt crus et tonifiants, rafraîchis par la neige des
Pyrénées. Caractère étrange, dépaysement total, une rêverie douce et ferme, grave et aigüe
pour sons de gorge et bruits d'oreilles ».
Suivront des créations décalées comme cette pièce électro-acoustique, « Reconstitucion
préïstorica », dans laquelle il imagine des tribus, sample Dire Straits, des billes d'enfants et
des cailloux du Gave, marie les chants béarnais de Los Pagalhós aux voix de Pierre
Boissière et Jean-Luc Madier, selon une garbure musicale dont le public de La Fête du
rondeau de Calstenau-Barrens se souvient encore.
En 1996, avec « Sauteria vaquèra », autre spectacle électro-acoustique, à partir de sauts
béarnais il compose en réfléchissant sur des situations d'espace, de relation, d'énergie qui
relèvent de la danse contemporaine.
En 1999, toujours avec son chorégraphe favori, Yves Bernet, il conçoit « Quate et Choès »,
une oeuvre qui puise son inspiration dans le jeu de quille de 9, sport singulier pratiqué en
Béarn, Landes ou Bigorre. Un dispositif musical qui combine des joueurs de quilles, des
danseurs traditionnels, la danseuse contemporaine Sonia Onckelinx et les voix des
Manufactures verbales. L'occasion de mélanger plusieurs publics, celui des quilles, mais
aussi ceux de la danse, du chant, de la création contemporaine. L'occasion surtout,
d'inventer une danse et une musique en fonction des aléas et contraintes nées du jeu de
quille et son aléatoire. Un pari réussi, au point que bluffée, Dominique Frétard, la
journaliste du Monde, écrira : « Décloisonnement, métissage, respect de l'autre… Mieux
que la notion de hasard chez Cunningham ? Chapeau ! ».
Depuis, toujours dans cette veine qui se nourrit de patrimoine immatériel et trouve sa
force dans une approche free d'une création, jouant avec l'aléatoire des lieux et des
publics, Joan Francés Tisnèr pousse toujours plus loin ses paris poético-musicaux (7). A cet
égard, sa future création pour 2008-2009 s'annonce assez exceptionnelle dans sa dimension
et son atypisme puisqu'elle devrait prendre pour scène et par étapes, rien moins que le
Gave de Pau, ce fleuve qui prend sa source dans le cirque de Gavarnie et se jette après bien
des péripéties à Bayonne. Une création qui aura pour soubassement une oeuvre de Sergi
Javaloyès, lequel raconte en 3000 vers, la naissance, la vie et la mort du Gave. Une vaste
métaphore que Joan Francés Tisnèr compte mettre en résonance avec l'histoire des
hommes et femmes qui ont vécu sur les berges du Gave, via l'enregistrement de sons du
monde du travail (eaux, bruits des usines textiles, de carrières, de métiers), des
photographies, des témoignages, et bien sur des chants et danses. Ce spectacle total
devant être le réceptacle d'une mémoire collective en devenir.


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